Abad

Abad

http://www.universabad.fr.tc/

ABAD BOUMSONG
Abad Boumsong, est auteur, parolier, journaliste pour de nombreux magazines tels, Groove, 5Styles. Son premier ouvrage « Le livre du néant » est publié aux éditions l'harmattan .Tandis que son frère Jean Alain Boumsong excelle dans le football, Abad, féru de littérature, écrit des vers depuis son plus jeune âge. Dans le recueil « Le livre du néant », il nous révèle un monde plein d'humanisme, un monde « urbain, cosmique, romantique ». C'est un livre où le poète déploie tout son talent pour tirer l'homme ordinaire de l'ombre afin de le plonger dans la grande lumière du jour, de le rendre visible.

« Le livre du néant » n'est pas un simple recueil de poésies, c'est un ouvrage social, un ouvrage de dimension universelle. L'auteur y traite de tous les thèmes de notre société : l'exclusion, la discrimination, le racisme, la vie dans les banlieues, la tolérance.

Pour faire connaître son monde poétique, Abad a créé l'année dernière, aux côtés de Sébastien Onomo (comédien et réalisateur), le collectif « Ensemble pour un autre regard ». Le premier projet de ce collectif artistique, « Un poème pour un autre regard », a pour but de faire réciter à des personnalités des vers extraits de son recueil « Le livre du néant » dans les médias français.

Sont associés à ce travail : Jean Alain Boumsong, Patrick Poivre d'Arvor, Stomy Bugsy, Sarah Forrestier, Omar et Fred, Céline Balitran, Sabrina Ouazzzani, Laure Milan, Lynnsha, Eriq Ebouaney, Taig Khris, etc.

« Un poème pour un autre regard » a été présenté au public par de nombreuses chaînes : Canal plus (Le grand journal), Tf1, Trace Tv, Telesud, etc.....

Site perso
http://www.universabad.fr.tc/

Myspace perso
http://www.myspace.com/abadboumsongofficial

myspace du collectif
http://www.myspace.com/epuar

# Posté le mardi 30 septembre 2008 11:43

Modifié le lundi 27 octobre 2008 07:06

LIBRIS

LIBRIS
LIBRIS

Je suis libre de ne pas choisir les nations
Je suis libre de nier les condamnations
Je suis libre de partir, libre de rester
Et je suis libre d'aimer ou de détester.

Je suis libre de me jeter sur la falaise
A l'endroit où l'altitude est la plus mauvaise.
Oui ! J'ai la liberté de prendre un autre verre
Et d'ajouter un pied à n'importe quel vers.

Je suis libre d'éteindre le téléviseur
Et de brûler les journaux ces mauvais diseurs ;
Je suis libre de couper le son des radios
Parfois il vaut mieux être sourd qu'être un idiot.

J'ai la liberté de ne pas lire les livres
Qui m'attachent au sol alors que je suis libre
J'ai la liberté de ne pas choisir de camp
Sinon celui du vers, c'est le plus éloquent.

J'ai le choix de ne pas boire dans ces latrines
Où chacun vaque en faisant du lèche-vitrine.
Je veux choisir mon propre dieu, mon propre enfer
Je suis libre, personne ne peut rien y faire.

C'est pour cela que je m'en vais loin des prisons
Ouvertes au public et cachant l'horizon.
Je veux être comme le bateau sur la mer
J'étais libre aussi dans le ventre de ma mère.

Un artiste est souvent l'homme qui se sent libre
D'exploser à travers mille volcans qui vibrent ;
Nos chansons, nos livres, nos peintures, nos âmes
Ce sont des cris, des rêves, des endroits, des larmes.

Abad Boumsong "Le livre du néant"
Éditions L'harmattan 2008

# Posté le mardi 09 décembre 2008 11:04

ADNA

ADNA
[
ADNA


Les hommes, les femmes, les vieux et les jeunes
Tous ceux qui ont à manger, tous ceux qui jeûnent
Ceux qui ont l'amour, tous ceux qui n'ont que la haine
Ceux qui ont la joie et ceux qui ont la peine.

Ceux qui ont des rêves ceux qui n'en ont pas
Ceux qui sont en haut et puis ceux qui sont en bas
Tous ceux qui ont le jour, tous ceux qui ont la nuit,
Ceux qui ont faim, ceux qui ont soif, ceux qui fuient.

Les gagnants, les perdants et tous les anonymes
Ceux qui ont le ciel et ceux qui n'ont que l'abîme
Ceux qui ne voient pas, ceux qui ont une lanterne
Ceux qui doutent, ceux qui croient, ceux qui se prosternent

Ceux qui ont quelque chose et ceux qui n'ont rien
Les musulmans, les juifs, les chrétiens, les païens
Les blancs, noirs, les jaunes, les faibles, les forts
Ceux de l'ouest, ceux de l'est, ceux du sud, ceux du nord.

Les beaux, les laids, ceux qui se sentent différents
Les bons, les méchants, les anges, les chiens errants
Ceux qui aiment le ciel, ceux qui aiment l'enfer
Ceux qu'on a aimés et ceux qui ont souffert.

Nous partageons tous une seule humanité
Loin de nos vains orgueils, loin de nos vanités.
Nous sommes une famille qu'un lien rassemble
Partageons l'assiette, asseyons-nous tous ensemble.

C'est que le monde est grand pour contenir nos faims
La terre est vaste et chacun peut avoir du pain.
Si nous le voulons tous, chaque enfant peut rêver
Et dormir, certain qu'un soleil va se lever.

C'est que notre monde est riche pour chaque humain
Le bonheur est à tous si chacun tend sa main
Si nous voulons tous former une seule chaîne
Qui recouvre la planète et toutes ses plaines.

Oui... un jour peut-être on fera pousser des fleurs
Au lieu de ces guerres qui font naître des pleurs
La graine que chacun plante fait grandir le monde
Des milliards de gouttes font la pluie qui inonde.


ABAD Boumsong
« Le livre du néant »
L'harmattan 2008


ADNA: union,unité en langue bassa du Cameroun






# Posté le vendredi 17 octobre 2008 04:59

Modifié le vendredi 17 octobre 2008 05:17

Les pestiferés

Voici un poème de mon livre que j'ai mis en image , avec des invités et réalisé par mon cousin Sebastien Onomo.Watch and read it !!!


http://www.universabad.fr.tc/


LES PESTIFERES


Ici il y a longtemps que les rêves sont morts
Que la souffrance fait partie du décor
Et que chaque journée vient apporter son deuil
A cette sombre vie, tapissée d'écueils !

Ici depuis longtemps on connaît ce vide
Et cette sensation que l'avenir est aride
On a cette impression d'être sur place
Et d'être plongé au c½ur de la crasse.

Chez nous vivre est un luxe, mourir un cadeau
Dans ce désert où l'existence est un fardeau ;
Chez nous il faut vite apprendre à courir
Il faut hélas vivre à défaut de mourir.

Chez nous il n'y a pas de soleil qui se lève
Ici rien ne commence vraiment tout s'achève
Nous avons souvent cette rage, cette haine
Envers ce système sombre qui nous enchaîne.

Pour vous nous comptons peu, nous ne sommes rien
Nous n'avons qu'une seule finalité : vauriens !
Pour vous nous sommes la cause du marasme
C'est à cause de nous si le pays a des spasmes.

Pourtant on lutte chez nous, nous faisons des rêves
Il y a des cris qui montent, des chants qui s'élèvent ;
Nous sommes des vers, mais nous sommes en vie
On ne vole pas l'espoir, on ne tue pas l'envie.

Pour vous n'existons pas, mais nous sommes là
Vous si hauts, et nous la lie ignoble, en bas ;
Mais nous espérons qu'un jour malgré votre cécité
Vous verrez enfin ce qui se passe dans nos cités !


ABAD Boumsong
« Le livre du néant »
L'Harmattan 2008

# Posté le lundi 19 mai 2008 06:17

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 06:06

Une seule France

Voici un autre de mes poèmes intitulé "une seule france" ;mis en images et réalisé par Sebastien Onomo.Vous reconnaitrez entre autres mon frère Jean Alain Boumsong,PPDA,Omar et Fred,Stomy Bugsy,Sara Forestier,etc....

Watch it:

# Posté le lundi 19 mai 2008 06:32

UN SEUL CRI

Une chanson que j'ai écrite et dont j'ai produite la vidéo.Les chanteurs sont Tracy et Even.Le titre s'appelle "Un seul cri" et j'essaye d'y faire ressortir que nous sommes une seule et même essence, un seul et même cri malgré nos différences.

# Posté le lundi 19 mai 2008 11:42

Modifié le jeudi 22 mai 2008 12:43

Couverture de mon livre

La couverture de mon livre,
Couverture de mon livre

# Posté le vendredi 27 juin 2008 09:40

Quatrième de couverture

Le quatrième de couverture
Quatrième de couverture
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# Posté le vendredi 27 juin 2008 09:43

LE NAVIRE DE LA HONTE

LE NAVIRE DE LA HONTE
Le plus grand crime contre l'humanité jamais orchestré, le plus rentable aussi et celui qu'on a eu le plus de mal à reconnaitre.On en parle encore souvent comme s'il s'agissait d'une simple razzia dans un village alors qu'il s'agit de tout un continent pillé , de millions d'hommes déportés et de toute une race qui porte encore aujourd'hui les stigmates de ce crime. L'homme noir où qu'il soit ,en Afrique, aux Antilles,En Amérique,en Europe, etc... est un être hybride , un orphelin qui recherche en vain son identité perdue, principalement à cause de l'esclavage et de toutes les hyènes et mouches qui s'y sont greffées automatiquement. Et on nous demande d'oublier, que c'est du passé et d'aller de l'avant.On voudrait bien aller de l'avant , mais à l'avant de quoi, d'où sommes-nous partis? On voudrait bien oublier , mais même nos atomes crient "Impossible !". On a peut-être pardonné mais le pardon exige aussi le repentir, un sincère repentir./.





LE NAVIRE DE LA HONTE


La cale glauque du navire est remplie d'ombres
Et de fantômes jetés au fond de l'enfer.
Combien sont-ils ? On a oublié le nombre
Mais ils ne peuvent fuir, enchaînés par le fer.

Ils sont sales, répugnants, et si repoussants
Que descendre dans la cale devient une épreuve ;
Alors on les affame, ensuite on les abreuve
Si peu que certains boivent leur propre sang.

Il y a là des bébés qu'on nourrit au sein
Manquant de lait et si fragiles qu'ils meurent
Par dizaines au fond de ce tombeau malsain
Où des cris s'échappent comme des rumeurs.

Parfois on fait monter une femelle vers le jour
Et tandis qu'en bas son compagnon meurt peu à peu
Les marins la violent dans un horrible jeu
Ils rament tant ces braves, ils ont besoin d'amour.

Parfois pour amuser ces gens intrépides
Un de ces mâles d'ébène est appelé à son tour ;
Mais ces animaux préfèrent se jeter dans le vide
De l'océan plutôt que d'être le jouet des vautours.

On les a capturés là-bas dans leur savane
Pour un peu de tabac et quelques armes
Des fusils usés qui font tellement de vacarme
Qu'ils font sortir les vieux sages de leurs cabanes.

D'autres ont été pris après une longue battue
A travers ces forêts hostiles et dangereuses
Certaines des créatures se sont même battues
Mais l'homme domine la bête courageuse.

Seuls les plus robustes survivront au voyage,
Aux privations, au fouet, et au terrible cachot
Ceux qui mourront seront jetés aux cachalots
Aucun d'eux ne reverra jamais ses rivages.

Ils sont perdus pour leur patrie et leurs familles
La mère ne reverra plus jamais son fils
Le père ne retrouvera jamais sa fille
Seule la douleur est leur terre, leur édifice.

Ainsi l'Afrique est dépouillée de millions d'hommes
On prend ses enfants comme des fruits sur un arbre
En laissant derrière soi un continent fantôme
Où le futur devient une statue de marbre.

Le navire insouciant continue sa route
A travers les flots, emportant sa cargaison
Qui lutte encore et ces esclaves ne se doutent
Que plus jamais ils ne reverront leurs maisons

ABAD "LE LIVRE DU NEANT"

# Posté le mercredi 21 mai 2008 08:30

Modifié le jeudi 22 mai 2008 12:36